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Les gens dans le train

Pourquoi ne branchent-ils pas leurs écouteurs ? Pourquoi s'asseyent-ils sur deux sièges simultanément ? Je cherche à comprendre comment un être humain, social par définition, se permet un tel comportement.

Qui est responsable ? La personne elle-même ? La mauvaise éducation de ses parents ? Comment la société doit-elle réagir ? Jusqu'où tolérer qu'on me manque de respect ?

Il me paraît impossible de faire quelque chose comme ça. Pourquoi devrais-je me faire marcher dessus ? Trop bon, trop con ?

Il est bien trop tôt ce matin, en montant dans le train, pour créer un conflit avec une personne qui, j'en suis persuadé, n'a pas la capacité cognitive de comprendre en quoi son comportement est dérangeant pour les autres. Le wagon va se remplir de travailleurs, de navetteurs d'un jour. Le boulet se remettra-t-il en question ? Finira-t-il par s'asseoir sur un seul siège, remettre ses chaussures et brancher ses écouteurs ?


D'un point de vue maçonnique, comment réagir ? Comment ne pas me laisser dominer par mon agacement ?

Partons du principe que cette personne n'a pas conscience de son impact sur la collectivité : elle n'agit pas contre moi, elle agit sans moi. L'utilisation de son smartphone dissout le sentiment d'appartenance à un groupe.

En tant que maçon, je ne dois pas mépriser son « inachèvement ». Concrètement, la pierre informe fait partie du même édifice humain. Avant tout dialogue, je dois me dépouiller de mes métaux (colère, indignation) pour éviter un conflit destructeur. Rappeler la règle ne doit pas être une agression : c'est réintroduire l'ordre là où il y a du désordre.

Le maçon mesure le danger et refuse de nourrir un conflit stérile : si la personne s'entête, je passe le relais à ceux dont c'est la fonction.

En posant un repère, je permets à la personne de se confronter à l'existence des autres sans se sentir acculée dans une bagarre d'ego.